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Voilà la route que nous avons choisi. Il y a un peu de relief, comme nous l’attendions.
Il ne reste plus qu’à y aller maintenant !
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Au cours du dernier ride en Bretagne – le ride des Moussettes – mes rotules ont commencé à me faire souffrir vers le 400ème km. Nous étions parties très fort et j’avais pour ainsi dire mal sous mes deux rotules à chaque tour de pédale. Le quatrième et dernier jour, j’ai roulé sur un petit rapport pour ne pas trop tirer sur mes genoux, de peur de les voir exploser sur la route.
Je n’avais jusque là jamais vraiment eu de douleurs particulières sur un vélo, je faisais mes réglages au feeling et cela faisait toujours l’affaire. Silvi, qui a fait une étude posturale l’année dernière et me tannait depuis pour que j’aille voir le Dr. Travadon, est revenue à la charge me rappelant l’importance des réglages des cales, de la hauteur de la selle, de la longueur de la potence, etc… C’est vrai que depuis qu’elle a fait cette étude, Silvi ne s’est plus jamais plainte de douleurs pendant l’effort.
Avec le ride Portland > San Francisco arrivant à grande vitesse, j’ai moi aussi décidé de prendre rendez-vous avec Stéphane Travadon de Médicycle installé à la Clinique des Presles à Épinay-sur-Seine.

Je suis arrivée à la clinique avec mon vélo, mon cuissard et mes chaussures ; il faut venir avec toute sa panoplie pour faire les bons réglages. Avant de pédaler, Dr. Travadon a examiné mon matériel et a fait mon profil anthropométrique, relevant ma taille, mon poids, la longueur de mes membres supérieurs, de mon tronc, de mes jambes, ainsi que la mobilité de mes lombaires et de mon rachis.
Une fois décortiquée, j’ai enfourché le vélo du cabinet, un montage qui permet au Dr. Travadon de modifier la position du cycliste et de faire des réglages précis pendant que ce dernier continue de pédaler. Une fois que les réglages sont faits, il installe sa petite caméra et filme pendant 1 minute un pédalage moyen avec deux positions : les mains aux cocottes et les mains en bas du cintre. Après cette étape sur le vélo du cabinet, vient le moment d’installer son propre vélo sur un home trainer et de pédaler avec ses réglages personnels devant la caméra. Pour ma part, j’ai immédiatement senti une grande différence entre la position réglée par le Dr. Travadon et celle de mon vélo.
On a regardé ensemble la vidéo, et Dr. Travadon m’a bien montré et bien expliqué les défauts de ma position sur mon vélo, j’ai ainsi compris pourquoi j’avais si mal aux genoux et au périnée. Grâce à l’image, mes défauts m’ont sauté aux yeux.
La séance s’est terminée par un plan d’attaque pour me remettre d’aplomb. Dr. Travadon a réglé ma selle et m’a ordonné de changer de potence au plus vite et d’en installer une plus longue pour éviter les lombalgies. Il m’a aussi sérieusement invité à changer de cales (des rouges à la place des grises, pour une plus grande liberté angulaire) et de les installer le plus à l’avant du pied possible. Je suis repartie avec un petit livret recensant mon profil anthropométrique, les cotes précises de mon cadre et de bons conseils.
Je suis curieuse de voir ce que va donner cette étude posturale, cela va-t-il effacer toutes mes douleurs liées au vélo ? Mes rotules vont-elles se taire ? La pluie parisienne me pousse à user mon home trainer, j’ai pédalé deux heures hier avec les nouveaux réglages précsonisés par Dr. Travadon et pas une seule douleur.
C’était la dernière nuit en meute, nous reprenons la route en remontant le vieux Saint-Malo, celui des vieilles demeures qui font face à la mer. La lumière est celle d’un beau matin breton.
C’est une journée qui démarre en douceur avec très peu de relief. Les vélos vont bien mais les rotules commencent à trouver que ces kilomètres avalés en à peine 4 jours sont suffisants pour le moment. Les routes sont belles, peuplées de ruminantes et autres moutons que l’on ne cesse de taquiner à chacun de nos passages.
Et puis la mer. Toujours là. Elle ne déçoit pas, en parfait accord avec ce périple. Le ciel demeure “variable” mais ne nous aura jamais menacé plus que cela. La route s’étire et nous parvenons à la Pointe du Grouin. Nous cessons de pédaler, l’image est trop belle.
En ligne, relais après relais, nous maintenons notre vitesse. Direction le Mont-Saint-Michel. La longue route est bordée par des moutons qui broutent des étendues vierges de constructions. Nous croisons des “copains” (normal c’est dimanche). Certains nous saluent d’une façon tellement drôle et d’autres se font rappeler à l’ordre à coup de sifflet par le chef de meute (ils roulent à plusieurs et obligent les autos à se déporter sur notre côté). Dans ces moments là comment ne pas aimer cette grande famille du vélo.
Elvire met le doigt sur un autre chemin, ce sera l’arrivée au Mont la plus calme que nous ayons tous connu.
Il reste peu pour retrouver les vagues de Donville-Les-Bains. On parle déjà d’étirements, de bains de mer et repas de crustacés. Ce dernier jour se termine par des montées plus sérieuses, celles que nous avions dévalé comme des fous le premier jour. Mais le plaisir est là.
561 km en quatre jours. Une chaîne raccourcie, une autre changée. Un nez en sang. Des peaux qui rougissent quand d’autres brunissent. Des bananes qui coupent le souffle et d’autres qui filent la gouache. Amandes, guarana, abricots, figues, compotes et autres barres de céréales. Les fidèles cimetières sans qui un cycliste n’est rien. Les rades des calmes campagnes qui demeurent les hauts lieux du cinéma et de la poésie du dimanche. La France est belle et nous remercions la Normandie et la Bretagne pour leur paysages pendant ce “Ride” (ou promenade, c’est selon) des Moussettes.
Merci à Elvire, sa maman et à Benoit de nous avoir offert toutes ces belles images et tous ces bons éclats de rire.
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Le troisième jour marque notre avancé au bord de l’océan.
Nous quittons la grande maison de Paimpol pour longer la côte. Une douce ascension, suivie d’une grande glissade vers un coin de bleu, calme et isolé.
Il fait beau, nous nous élançons à l’assaut des routes vallonnées, destination la Réserve Naturelle de la Baie de Saint Brieux. Le temps se couvre et s’humidifie pendant que nous dévalons la pente vertigineuse (14%) de Plérin. Au creux de la vallée, nous traversons une petite zone portuaire industrielle qui a son charme. Les vélos remontent les dénivelés imposés et le vélo de Silvi se manifeste à nouveau: le dérailleur décroche souvent pour aboutir à un clac régulier.
La pointe du Grouin marque une pause dans les tracas. La lumière et le petite voilier qui file au loin, on pose le pied quelques instants.
Un maillon grippé semble être la cause du “clac”. Après une quête désespérée de dégrippant, une consultation chez un garagiste défaitiste, l’affaire est enfin résolue à Plurien, ville salvatrice.
Un grand merci à ce Monsieur du magasin Cyclo Mob à Plurien. Un cas de “maillon fort” (courant chez les chaines neuves) et un remplacement de cette dernière. Le lendemain ce monsieur faisait courir son club et notre périple s’en retrouvait sauvé.
Nous accélérons le rythme, on nous attend à Saint-Malo. Débute alors un “Contre La Montre”. Mais sur le chemin, un cadeau inespéré: La route du Cap Frehel s’offre à nous, déserte de véhicules. Les marcheurs ne font pas attention à nous, tous nous sommes là à profiter de ce paysage sans autres bruits et accélérations que ceux de nos vélos. Une rouge vierge en cadeau.
Nous roulons en ligne. Le vent nous laisse parfois un peu tranquille mais revient régulièrement à la charge. Nous avançons, on nous attend. A l’approche de Saint-Malo, la chose se pimente quelque peu. La seule départementale d’accès à la ville ressemble à tout sauf à une route de faible circulation. Nous nous élançons sur cette deux voies, sous les échangeurs et entre les voies d’accélérations. Le coup de chaud de la journée est là.
Entre rires et attention redoublée, nous voilà enfin à Saint Malo. Place aux étirements, au repas chaud et à la nuit bien méritée.
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Deuxième jour de route. Nous quittons Moncontour tôt le matin pour se diriger vers les côtes et la mer. Seulement, en fin de matinée, la chaîne d’Elvire se brise en deux, ce qui n’est pas un problème si l’on a un dérive-chaîne avec soi…outil que nous avions tout bonnement oublié. C’est toujours quand l’outil manque que la panne survient !
Bref, nous trouvons secours dans une maison au bord de la route, mais la réparation de fortune nous permet d’avancer de quelques kilomètres seulement. Nous finissons à Chatelaudren, à attendre que le seul magasin de cycles du coin ouvre des portes. Nous profitons de cette escale forcée pour déjeuner dans un rassemblent de modélisme nautique. Joie.
Nous réparons le vélo et finissons notre route, longue de 110 kms, et savourons le coucher du soleil sur l’île de Bréhat.
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Les Mittens se sont trouvées un nouveau terrain de jeu. Nous avons décidé de partir rouler 4 jours consécutifs, dans l’objectif de préparer notre périple américain. Nous poursuivons l’exploration de nos régions souches et sommes donc partis à trois – avec un garçon dans la course pour cette fois – entre le sud de la Manche et le nord de la Bretagne.
Nous avons baptisé ce ride, le “ride des moussettes”, les moussettes étant des petites araignées de mer, parce que nous avons profité de notre présence dans le sud de la Manche pour faire découvrir à Silvi le goût des tourteaux et des moussettes.
Le ride des moussettes se fera donc en 4 étapes :
Première étape : Donville les Bains > Moncontour.
Un ride de 170 kms avec un vent permanent de face entre 50 et 70 km/h. 8 heures passées sur nos vélos à lutter contre le vent.
Heureusement le paysage, la lumière et le temps étaient à la hauteur de l’effort.
Étape 2 : Paimpol !
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Après Silvi et Victoria, Elvire se dote aujourd’hui d’une nouvelle monture : Quincy !
Oui vous avez déjà vu ce vélo quelque part, c’est l’ancien vélo de Victoria, remplacé par le Cervélo R3, qui a décidé de continuer sa carrière avec Elvire. Avec tout ça, les Mittens sont bien équipées pour avaler le bitume américain.



































